Poids : 350 – 450 kg
Taille : 145 – 155 cm
Le cheval Arabe Persan trouve ses racines dans l’Iran antique, autrefois appelé Perse, où il a été façonné par des siècles de sélection naturelle et humaine. Élevé dans les régions désertiques et montagneuses, il a développé une résistance exceptionnelle, une sobriété alimentaire et une endurance remarquable.
Au-delà de ses qualités physiques, il incarne un symbole culturel et historique : compagnon des dynasties persanes, monture de prestige guerrier et aristocratique, et source génétique ayant influencé de nombreuses races orientales et occidentales.
Le cheval Arabe Persan représente l’un des noyaux fondateurs de l’actuel Pur-sang Arabe. Sa sélection millénaire en Iran a permis de préserver une lignée orientale authentique, alliant élégance, endurance et sobriété.
Issu d’un milieu souvent aride et montagneux, il transmet des qualités de résistance, de solidité des sabots et de longévité. Ces caractéristiques sont précieuses pour renforcer d’autres races de selle ou d’endurance.
Le sang Arabe Persan a marqué durablement la génétique des chevaux :
Aujourd’hui, l’Arabe Persan reste un vecteur essentiel de diversité au sein de l’aire arabe. Sa sauvegarde est primordiale pour conserver un patrimoine équin oriental distinct, complémentaire des autres lignées arabes (égyptiennes, syriennes, polonaises…).
Le cheval Arabe Persan plonge ses racines dans l’Empire perse dès l’Antiquité. Les cavaliers des Achéménides (VIᵉ – IVᵉ siècle av. J.-C.) utilisaient déjà des chevaux rapides et résistants pour la guerre et la communication à grande distance. Hérodote et d’autres auteurs antiques mentionnent les chevaux de Perse comme des montures d’exception, associées au prestige impérial.
Sous les Sassanides (IIIᵉ – VIIᵉ siècle), l’élevage de chevaux devint un enjeu militaire et symbolique. Les nobles persans possédaient des lignées sélectionnées pour leur élégance, leur résistance et leur aptitude au combat. À cette époque, le cheval persan était déjà un vecteur diplomatique, offert comme présent aux souverains étrangers.
Avec la conquête arabe au VIIᵉ siècle, les chevaux persans fusionnèrent avec ceux de la péninsule arabique, contribuant à l’émergence de ce que l’on connaît aujourd’hui comme le Pur-sang Arabe. Les chevaux d’Iran continuèrent néanmoins à garder des traits distinctifs, recherchés dans les échanges avec l’Empire ottoman, l’Inde moghole et plus tard l’Europe.
À partir du XVIIᵉ siècle, des chevaux persans furent introduits dans les haras européens, où ils contribuèrent à la création de races prestigieuses :
Au XXᵉ siècle, face à la mondialisation du type arabe, l’Iran a choisi de préserver ses lignées persanes dans un registre spécifique, reconnu par la WAHO dès 1967. Aujourd’hui, l’Arabe Persan incarne un héritage culturel et génétique précieux, combinant traditions anciennes et ouverture internationale.
Le cheval Arabe Persan se distingue par un caractère vif mais équilibré. Très intelligent, il possède une grande capacité d’apprentissage et une sensibilité aux signaux de son cavalier.
C’est un cheval doté d’une énergie naturelle et d’une certaine vivacité d’esprit. Rapide dans ses réactions, il convient à des cavaliers attentifs et expérimentés, capables de canaliser sa puissance.
Habitué depuis des siècles aux élevages collectifs et à la vie nomade, l’Arabe Persan entretient de bonnes relations sociales avec ses congénères. Il conserve un fort instinct grégaire, ce qui en fait un compagnon fiable dans un troupeau.
Sa sélection historique auprès des cavaliers persans en a fait un cheval proche de l’humain, à la fois sensible et respectueux. Toutefois, sa finesse et sa réactivité exigent une relation de confiance fondée sur la douceur et la constance.
« L’Arabe Persan allie la grâce d’un cheval oriental à la fidélité d’un compagnon de vie, éveillant admiration et respect depuis l’Antiquité. »
L’Arabe Persan est traditionnellement élevé dans les régions orientales et centrales de l’Iran, où il a trouvé son identité. Les zones désertiques et semi-montagneuses du pays, comme celles proches de l’ancienne Perse, ont façonné sa rusticité et son endurance.
Si son berceau reste l’Iran, le cheval Arabe Persan a été exporté depuis des siècles vers l’Empire ottoman, l’Inde moghole et plus tard l’Europe, participant à la fondation de nombreuses lignées de chevaux arabes enregistrés dans la WAHO.
Le cheval Arabe Persan est reconnu comme un symbole culturel iranien. Les autorités et les associations locales mettent l’accent sur sa sauvegarde en tant que témoin vivant de l’histoire perse, au même titre que les sites et traditions classés au patrimoine.
Grâce à ses qualités d’endurance, de souplesse et de noblesse de type, l’Arabe Persan possède un potentiel croissant dans les disciplines équestres internationales, en particulier :
De plus en plus de chevaux issus des lignées persanes sont exportés et intégrés dans les registres internationaux de la WAHO. Cette ouverture favorise la diversité génétique et renforce l’image d’un cheval oriental authentique recherché par les éleveurs étrangers.
Les principales menaces concernent :
Le cheval Arabe Persan, façonné par des siècles de vie dans des environnements arides et difficiles, possède une constitution robuste et une grande résistance aux maladies courantes. Ses sabots durs et solides lui confèrent une excellente adaptation aux terrains secs et rocailleux.
Comme l’ensemble des lignées de Pur-sang Arabes, l’Arabe Persan peut présenter certaines maladies héréditaires rares, qu’il est essentiel de dépister :
Des tests ADN spécifiques existent pour identifier les porteurs et éviter les croisements à risque.
Issu de régions sèches, il peut se montrer sensible aux environnements humides ou mal ventilés, avec un risque accru de problèmes respiratoires chroniques en conditions inadaptées.
Avec des soins appropriés (alimentation équilibrée, suivi vétérinaire régulier, vie en extérieur), l’Arabe Persan jouit d’une longévité remarquable, dépassant souvent les 25 ans.