Continent : Asie
Pays : Chine
Poids : 200 – 300 kg
Taille : 112 – 117 cm
Le cheval (poney) de Baise est originaire du sud-ouest de la Chine, dans la région autonome Zhuang du Guangxi, plus précisément autour de la préfecture de Baise.
Cette zone se caractérise par :
Ces contraintes naturelles ont façonné un cheval petit, robuste, sûr de pied et extrêmement économe, parfaitement adapté au portage et au travail quotidien.
Le Baise est intimement lié aux cultures rurales et ethniques du Guangxi, notamment :
Dans ces sociétés :
Aujourd’hui, le Baise est reconnu comme :
Le Baise n’est donc pas seulement un cheval : c’est un héritage vivant de la montagne chinoise, témoin d’un équilibre ancien entre l’homme, l’animal et le territoire.
Région autonome Zhuang du Guangxi (Chine)
C’est le cœur génétique de la race, où l’élevage est ancien, continu et majoritairement traditionnel.
Ouest et nord-ouest du Guangxi
Marges frontalières (diffusion limitée)
Exploitations paysannes de montagne
Systèmes semi-extensifs
Zones de conservation génétique
Le cheval (poney) de Baise constitue un patrimoine génétique de premier ordre parmi les races équines asiatiques, en raison de son ancienneté, de son isolement géographique et de sa sélection strictement fonctionnelle.
Le Baise concentre des caractères héréditaires particulièrement recherchés :
Ces traits sont stables génétiquement, transmis sur plusieurs générations.
Le Baise présente un intérêt stratégique pour :
Intérêt pour la biodiversité équine
Valeur pour la recherche et l’élevage futur
Il représente un maillon essentiel de la biodiversité équine asiatique et un atout majeur face aux enjeux de résilience climatique.
Le cheval (poney) de Baise trouve ses racines dans les populations équines autochtones du sud de la Chine, établies depuis plus de 2 000 ans dans l’actuelle région du Guangxi. Contrairement aux chevaux des grandes plaines du Nord, souvent influencés par des apports nomades d’Asie centrale, le Baise s’est développé en relative isolation, dans des zones montagneuses et subtropicales. La sélection s’est opérée par l’usage : seuls survivaient et se reproduisaient les individus sobres, endurants et sûrs de pied.
Durant les grandes dynasties chinoises :
Il accompagne la vie quotidienne des populations rurales et des minorités ethniques (Zhuang, Yao, Miao), jouant un rôle clé dans :
La race se maintient alors sans standard écrit par sélection empirique communautaire.
Avec l’ouverture progressive de la Chine et l’arrivée de races étrangères dans certaines régions :
Il conserve ainsi son type primitif, compact et fonctionnel, alors que d’autres races locales disparaissent ou se métissent fortement.
Après 1949, la Chine entreprend un inventaire systématique de ses ressources animales :
Cependant, la mécanisation agricole entraîne une baisse progressive de son utilisation traditionnelle, provoquant une réduction des effectifs.
Face aux risques de disparition :
Parallèlement, des études scientifiques modernes (génétique, adaptation climatique) confirment son ancienneté et sa singularité génomique.
Aujourd’hui, le Baise n’est plus seulement : un outil agricole, mais aussi : un patrimoine vivant, un symbole culturel régional, un modèle de résilience équine face aux environnements difficiles.
Le Baise incarne ainsi une histoire discrète mais essentielle : celle d’un cheval façonné par la montagne, le climat et la vie rurale, fidèle compagnon de générations d’hommes et aujourd’hui héritage à préserver.
Le cheval (poney) de Baise se distingue par un tempérament calme, fiable et endurant, fruit d’une sélection pluriséculaire fondée sur l’usage quotidien en milieu montagnard.
Le Baise est un cheval de confiance, façonné pour la cohabitation étroite avec l’homme, symbole d’un caractère équilibré et résilient, parfaitement adapté aux réalités rurales et montagnardes.
Les effectifs du Baise restent relativement modestes, avec des estimations d’environ 4 000 à 4 200 chevaux et juments vivant dans la zone de conservation au Guangxi, ce qui reflète une population réduite mais toujours présente dans son aire d’origine.La race a historiquement fait partie des 78 races animales de Chine bénéficiant d’un programme national de conservation génétique, ce qui signifie qu’elle est officiellement reconnue et protégée sur le plan zootechnique et patrimonial. L’existence d’aires de conservation comme la National Baise Horse Genetic Resources Conservation Area signifie que des efforts de suivi des effectifs, de préservation des lignées et de maintien de la diversité génétique sont déjà en place. Ce type d’organisation permet de réduire les effets négatifs de la consanguinité, de maintenir le stock génétique natif et de suivre l’évolution de la population dans le temps.
Comme toutes les races rustiques de travail, la disparition progressive des travaux agricoles à cheval et la mécanisation dans les zones rurales continuent de réduire l’usage quotidien du Baise. Ce qui peut conduire à une diminution des naissances et à un vieillissement des effectifs.
Sans gestion rigoureuse des lignées, la race pourrait être exposée à la dilution de son patrimoine génétique par des croisements non contrôlés ou par l’introduction de sujets extérieurs. C’est un défi majeur dans les zones moins strictement réglementées.
Le Baise est déjà utilisé localement dans l’industrie du tourisme (randonnée, promenades, immersion culturelle), ce qui peut être un vecteur de valorisation économique tout en encourageant sa reproduction et sa visibilité.
Les études génomiques récentes, comme celles basées sur le whole-genome resequencing, confirment l’importance génétique du Baise et son caractère natif, ce qui attire l’attention des chercheurs en génétique animale et en biodiversité équine. Cela ouvre la voie à des programmes de recherche appliquée, notamment sur l’adaptation environnementale, la résilience climatique et la santé équine.
Le cheval (poney) de Baise est réputé pour une santé robuste et une grande longévité, résultat d’une sélection naturelle et paysanne en milieu montagnard exigeant.
Le Baise est un équidé sain et endurant, idéal pour des systèmes d’élevage sobres, respectueux de son rythme naturel, et constitue un excellent exemple de résilience biologique parmi les races équines indigènes.