Le Frison, cheval noir originaire des Pays-Bas, se distingue par ses crins abondants. Découvrez son histoire, sa morphologie, son caractère et sa santé.
Par l’équipe éditoriale Chevaux du Monde · Publié le · Mis à jour le
Type : Cheval de selle
Continent : Europe
Pays : Pays-Bas
Poids : 500 – 700 kg
Taille : 154 – 170 cm
Le Frison est originaire de la province de Frise, dans le nord des Pays-Bas. Son identité actuelle résulte d’une sélection organisée autour d’un cheval noir, élégant et polyvalent, historiquement employé pour le travail, les déplacements et l’attelage.
La population chevaline locale est ancienne, mais il convient de distinguer son histoire régionale de la création de la race au sens moderne. Le stud-book du cheval frison a été fondé le 1er mai 1879 afin d’organiser l’enregistrement et la sélection des reproducteurs.
Les Pays-Bas, et particulièrement la Frise, restent le centre historique de la sélection. Le KFPS définit les objectifs d’élevage, tient le stud-book et organise l’évaluation des chevaux et des reproducteurs.
Le Frison est désormais élevé dans de nombreux pays. Le KFPS travaille avec des associations étrangères reconnues chargées de représenter le stud-book et d’organiser les inspections selon ses règles. Des effectifs importants sont notamment présents en Allemagne et en Amérique du Nord.
L’histoire démographique du Frison a été marquée par plusieurs réductions importantes de ses effectifs. Une analyse généalogique menée par Wageningen University & Research sur près de 80 000 chevaux a mis en évidence un nombre effectif limité de fondateurs et d’ancêtres, ainsi qu’une perte de diversité liée aux anciens goulets d’étranglement.
La maîtrise de la parenté entre reproducteurs constitue un enjeu central. Écarter simultanément tous les porteurs sains de plusieurs variants récessifs risquerait toutefois de réduire davantage la diversité disponible. Les programmes d’élevage doivent donc associer dépistage génétique, choix raisonné des accouplements et représentation équilibrée des lignées.
Les chevaux élevés en Frise ont longtemps répondu aux besoins agricoles, aux déplacements, au transport attelé et aux traditions locales. Les récits qui font du Frison moderne le descendant direct et inchangé des chevaux de guerre médiévaux sont difficiles à démontrer et doivent être considérés avec prudence.
Le Friesch Paarden-Stamboek a été fondé en 1879. La race traversait alors une période de recul face à d’autres chevaux jugés plus adaptés aux besoins économiques de l’époque. Au début du XXe siècle, la population reproductrice devint extrêmement réduite, jusqu’à ne compter que trois étalons reproducteurs enregistrés en 1913.
Les actions des éleveurs et du stud-book permirent de reconstituer les effectifs. Avec la mécanisation de l’agriculture, le Frison perdit progressivement une partie de ses fonctions utilitaires. Il trouva de nouveaux débouchés dans l’attelage, le loisir, le spectacle et, plus récemment, le dressage. Le stud-book porte aujourd’hui le nom de Koninklijke Vereniging Het Friesch Paarden-Stamboek, ou KFPS.
Le KFPS recherche un cheval actif, volontaire et disponible. La présentation officielle de la race met notamment en avant son aptitude au travail et son caractère coopératif. Ces qualités participent à sa polyvalence sous la selle, à l’attelage et dans les activités de loisir.
Ces tendances ne permettent pas de garantir le comportement d’un cheval particulier. Le tempérament dépend aussi de l’individu, de ses lignées, de son éducation, de son mode de vie, de ses expériences et du niveau de son cavalier ou meneur. La puissance, l’activité et l’amplitude des mouvements de certains Frisons nécessitent également un encadrement adapté.
L’avenir du Frison dépend d’un équilibre entre santé, diversité génétique, aptitude sportive et préservation du type racial. Le projet ConserFriesian de Wageningen University & Research étudie précisément les moyens de lutter contre plusieurs affections héréditaires sans appauvrir davantage la population. La sélection doit également préserver une conformation fonctionnelle et une locomotion adaptée au travail sous la selle comme à l’attelage.
Deux affections héréditaires autosomiques récessives sont particulièrement bien documentées chez le Frison : le nanisme avec laxité articulaire, associé à une variante du gène B4GALT7, et l’hydrocéphalie congénitale, associée à une variante du gène B3GALNT2. Des travaux scientifiques sur le nanisme et une étude consacrée à l’hydrocéphalie ont permis d’identifier les variants concernés et de développer des tests génétiques.
Un accouplement entre deux porteurs d’un même variant récessif présente un risque de 25 % de produire un poulain atteint. Le dépistage sert donc à éviter ces accouplements. Un porteur sain ne doit pas être automatiquement exclu de la reproduction : l’accoupler avec un reproducteur testé indemne permet d’éviter les poulains atteints tout en préservant une partie de la diversité génétique. Le suivi vétérinaire, l’alimentation, l’état corporel, l’entretien des fanons et des pieds ainsi que l’adaptation du travail restent par ailleurs essentiels.
Pas droit, énergique et souple, avec une bonne longueur de foulée et une poussée active des postérieurs.
Trot ample, dirigé vers l’avant, élevé et léger, avec de l’impulsion, de la flexion des jarrets et un temps de suspension.
Galop soutenu, actif et équilibré, avec suffisamment de puissance venant de l’arrière-main.
Né en 2001
Surnommé « le plus beau cheval du monde », Frederik s’est illustré dans des démonstrations de dressage, de spectacle et de modélisation. Il est devenu une star internationale grâce à sa crinière spectaculaire, son charisme et ses vidéos virales.