Poids : 350 – 400 kg
Taille : 142 – 155 cm
Le cheval Karabakh est une race autochtone d’Azerbaïdjan, originaire principalement de la région montagneuse du Karabakh au sud du Caucase.
Considéré comme l’une des plus anciennes races orientales, il descend de chevaux persans et turkmènes croisés avec des souches locales.
Élevé depuis plusieurs siècles par les tribus et la noblesse azerbaïdjanaises, le Karabakh est devenu un symbole national reconnu pour sa robe dorée aux reflets métalliques, sa rapidité et son endurance.
Le Karabakh est la race emblématique d’Azerbaïdjan, inscrite au patrimoine culturel immatériel du pays. Sa préservation n’est pas seulement une question zootechnique, mais aussi un enjeu identitaire. En tant que symbole national, il incarne l’histoire, la tradition et le prestige des peuples du Caucase.
Sélectionné depuis des siècles dans les régions escarpées du Karabakh, ce cheval a développé des qualités de résistance, d’endurance et de sobriété alimentaire. Ces caractéristiques en font un modèle génétique précieux pour renforcer la rusticité et la longévité d’autres races de selle ou d’endurance.
Le Karabakh est réputé pour sa rapidité sur courtes et moyennes distances, ainsi que pour son port altier et sa robe dorée unique. Ces atouts le rendent intéressant dans les programmes de croisement, notamment pour améliorer la vitesse, l’élégance et la noblesse de la silhouette chez d’autres chevaux orientaux ou sportifs.
Après avoir frôlé l’extinction, le Karabakh a bénéficié de programmes de sauvegarde depuis les années 2000. Sa conservation contribue à maintenir une diversité génétique équine essentielle face à l’homogénéisation des races modernes. Protéger le Karabakh, c’est préserver un patrimoine génétique ancien qui pourrait être utilisé dans de futures stratégies de sélection durable.
Le Karabakh est l’une des plus vieilles races de chevaux du Caucase. Il serait issu de croisements entre des chevaux persans, turkmènes et locaux pratiqués dès l’Antiquité. Son berceau, la région du Karabakh en Azerbaïdjan, était réputée pour ses élevages équins, qui fournissaient déjà les armées et les caravanes des royaumes voisins.
Sous le règne des khans du Karabakh, notamment au XVIIᵉ siècle, le cheval Karabakh acquiert une grande renommée. Il devient le cheval de guerre et de prestige de la noblesse, apprécié pour sa rapidité, sa robe dorée et son allure fière. Les chroniques persanes et russes de l’époque mentionnent le Karabakh comme l’un des meilleurs chevaux de selle orientaux.
Avec les guerres régionales, les invasions et la disparition des élevages traditionnels, les effectifs de la race chutent brutalement. Au XIXᵉ siècle, l’arrivée de chevaux étrangers et le croisement non contrôlé affaiblissent sa pureté. Au XXᵉ siècle, le Karabakh frôle l’extinction, avec seulement quelques dizaines d’individus recensés à la fin du siècle.
Conscient de la valeur patrimoniale de la race, l’État azerbaïdjanais initie au début des années 2000 un programme de préservation génétique. En 2004, le stud-book officiel est créé pour garantir la sélection et la protection de la race. Des haras nationaux, notamment à Agdam et Dashyuz, se consacrent à l’élevage et à la reconstitution du cheptel.
Aujourd’hui, le Karabakh est reconnu comme un symbole national de l’Azerbaïdjan. Sa renaissance est associée à des manifestations culturelles et sportives, et il occupe une place centrale dans l’identité du pays. Sa rareté en fait aussi une race précieuse, protégée et valorisée à l’international.
Le Karabakh est un cheval alerte et dynamique, doté d’une grande réactivité. Sa vivacité lui vient de son histoire de cheval de guerre et de selle, mais elle reste maîtrisable grâce à une éducation adaptée.
Malgré son tempérament ardent, le Karabakh est reconnu pour sa docilité et son attachement à l’homme. Il se montre coopératif, surtout lorsqu’il est travaillé avec régularité et respect. C’est un cheval qui comprend vite et qui aime collaborer.
Issu d’un élevage traditionnel en troupeaux, le Karabakh conserve un bon instinct grégaire. Il vit harmonieusement en groupe, avec une hiérarchie claire, et développe facilement des liens de confiance avec son cavalier.
« Le Karabakh allie l’ardeur orientale à la loyauté envers son cavalier, un compagnon à la fois fier, vif et profondément attaché à l’homme. »
La race est originaire de la région montagneuse du Karabakh, située dans le sud-ouest de l’Azerbaïdjan. Ces hauts plateaux et vallées verdoyantes, au climat continental marqué, ont façonné un cheval endurant et adapté aux terrains accidentés.
Aujourd’hui, les principaux foyers d’élevage se trouvent :
Depuis la quasi-extinction de la race au XXᵉ siècle, l’élevage est strictement encadré par le stud-book national. Des efforts de sélection sont menés dans des haras spécialisés afin de préserver la pureté de la lignée Karabakh et d’augmenter les effectifs.
Bien que symbole national, le Karabakh reste peu exporté. Quelques individus se trouvent dans des haras de recherche ou de représentation à l’étranger (Russie, Turquie, Europe de l’Est), mais l’essentiel des effectifs est conservé dans son pays d’origine afin de protéger l’authenticité génétique de la race.
Après avoir frôlé l’extinction au XXᵉ siècle, le Karabakh bénéficie aujourd’hui d’un programme national de sauvegarde soutenu par l’État azerbaïdjanais. Les priorités portent sur l’accroissement des effectifs, la lutte contre la consanguinité et la protection de son patrimoine génétique unique.
Le Karabakh est désormais mis en avant comme ambassadeur culturel de l’Azerbaïdjan. Des festivals équestres, démonstrations et spectacles contribuent à faire connaître la race et à renforcer son image de symbole national. Son rôle dépasse l’élevage : il devient un vecteur de tourisme identitaire et de rayonnement international.
Grâce à son endurance, sa vivacité et sa docilité, le Karabakh peut trouver une place croissante dans les disciplines modernes comme :
Bien que principalement élevé en Azerbaïdjan, le Karabakh suscite un intérêt croissant à l’étranger, notamment en Russie, en Turquie et en Europe. La reconnaissance officielle de son stud-book par des organismes internationaux pourrait renforcer sa diffusion et sa notoriété mondiale.
L’avenir du Karabakh repose sur un équilibre : préserver l’authenticité historique de la race tout en lui offrant de nouvelles perspectives d’utilisation. Il est appelé à devenir un cheval patrimonial et sportif, alliant héritage ancien et adaptation aux pratiques équestres actuelles.
Le Karabakh est une race réputée pour sa solidité et sa longévité. Issu d’un élevage en milieu montagneux exigeant, il a conservé une excellente résistance aux maladies courantes et une bonne capacité d’adaptation aux variations climatiques.
Contrairement à certaines races de sport intensivement sélectionnées, le Karabakh n’est pas associé à des tares héréditaires spécifiques ou à des maladies génétiques notables. La gestion rigoureuse du stud-book depuis 2004 vise à préserver la pureté génétique et à limiter les risques de consanguinité.
Habitué aux pâturages extensifs et à un mode de vie rustique, le Karabakh peut présenter une sensibilité accrue au surpoids ou aux troubles digestifs (coliques) lorsqu’il est nourri de façon trop riche. Un suivi attentif de son régime alimentaire est recommandé en dehors de son habitat naturel.