L’équitation western et l’équitation classique sont souvent présentées comme deux univers opposés : d’un côté le cowboy, sa selle à corne et ses rênes détendues ; de l’autre le cavalier européen, sa selle légère et un contact plus présent avec la bouche du cheval.
La réalité est beaucoup plus nuancée.
Ces deux grandes traditions possèdent effectivement des histoires, des équipements, des disciplines et des conventions techniques différentes, mais chacune rassemble elle-même des pratiques extrêmement variées.
Un cheval de reining n’est pas monté exactement comme un cheval de western pleasure. Un cavalier de dressage n’adopte pas la même position ni la même longueur d’étriers qu’un cavalier de saut d’obstacles.
Comparer western et classique demande donc de distinguer les grandes tendances sans transformer celles-ci en règles universelles.
« Western » et « classique » regroupent plusieurs équitations
Le premier piège consiste à imaginer deux techniques parfaitement uniformes.
L’équitation western comprend notamment :
- le reining ;
- le cutting ;
- le working cow horse ;
- le ranch riding ;
- le trail ;
- le western pleasure ;
- le barrel racing.
Le terme équitation classique est lui aussi très large. Dans son usage courant, il rassemble notamment des pratiques issues des traditions européennes et sportives modernes :
- dressage ;
- saut d’obstacles ;
- concours complet ;
- hunter ;
- différentes formes d’équitation de loisir.
Les différences de position, de contact, d’équipement et d’attitude du cheval doivent donc toujours être replacées dans la discipline réellement pratiquée.
Des histoires différentes, mais plus complexes que « Europe contre cowboys »
Les racines européennes de l’équitation classique
Les traditions que l’on regroupe aujourd’hui sous le terme d’équitation classique se sont développées en Europe sur plusieurs siècles.
L’usage militaire du cheval y occupe une place importante, mais il ne constitue pas l’unique origine de cette histoire.
Les pratiques de cour, les académies équestres, la chasse, les déplacements, les besoins militaires et différentes traditions régionales ont toutes contribué à l’évolution de l’équitation européenne.
À partir de la Renaissance, plusieurs écoles et auteurs développent progressivement une équitation savante consacrée au contrôle des mouvements, à l’équilibre et au dressage du cheval.
Ces traditions évolueront encore profondément avant l’apparition des sports équestres contemporains.
Le dressage, le saut d’obstacles et le concours complet modernes ne sont donc pas simplement des pratiques anciennes conservées telles quelles : ce sont également des sports codifiés qui se sont développés et transformés au fil du temps.
Le western possède lui aussi des racines européennes
Présenter l’équitation western comme une invention entièrement née dans les ranchs américains serait tout aussi réducteur.
Son histoire passe notamment par les traditions équestres introduites dans les Amériques par les Espagnols, puis profondément développées en Nouvelle-Espagne et au Mexique.
Les vaqueros mexicains ont joué un rôle majeur dans le développement des techniques de travail du bétail à cheval, de l’utilisation de la corde et de certains équipements qui influenceront ensuite les cavaliers du Sud-Ouest des États-Unis.
La culture du cowboy américain s’est développée en héritant et en transformant une partie de ces pratiques.
L’équitation western moderne possède donc une histoire nord-américaine, mais ses racines passent largement par les traditions hispaniques et mexicaines antérieures au cowboy américain.
Du travail quotidien au sport moderne
Les chevaux utilisés pour le travail du bétail devaient pouvoir parcourir de grandes distances, contrôler ou suivre des bovins, franchir différents terrains et répondre efficacement au cavalier.
Cette histoire explique certaines caractéristiques que l’on retrouve encore dans plusieurs disciplines western.
Mais il faut éviter d’affirmer que chaque manœuvre moderne reproduit directement le travail historique du ranch.
Le reining, par exemple, possède des liens évidents avec les capacités recherchées chez les chevaux de travail, mais ses spins, sliding stops, cercles et changements de pied sont aujourd’hui intégrés dans un sport hautement codifié et spécialisé.
Il en va de même pour le cutting, le ranch riding ou le western pleasure.
L’équitation western contemporaine est donc à la fois l’héritière d’une équitation de travail et un ensemble de sports modernes.
La différence la plus visible : les selles
La comparaison commence généralement par l’équipement, car les deux silhouettes sont immédiatement reconnaissables.
La selle western
La selle western possède généralement un arçon important, de larges skirts, des étriers larges et, sur de nombreux modèles, une corne.
Cette dernière n’a pas été créée comme poignée pour le cavalier.
Son histoire est étroitement liée au travail à la corde : sur les selles conçues pour cet usage, elle permet notamment de gérer la corde lors du travail du bétail.
Mais toutes les selles western ne sont pas identiques.
Une selle de roping, une selle de reining, une selle de cutting ou une selle de barrel racing peuvent présenter des géométries, des sièges, des cornes et des systèmes de rigging différents.
La selle reflète donc déjà la spécialisation des disciplines.
La selle classique
Les selles dites classiques ou anglaises ne forment pas davantage un modèle unique.
Une selle de dressage possède généralement des quartiers relativement droits et favorise une jambe longue.
Une selle d’obstacle possède des quartiers plus avancés afin d’accompagner une longueur d’étriers plus courte et les changements de position du cavalier au-dessus des obstacles.
Une selle mixte cherche un compromis entre plusieurs usages.
La forme de la selle dépend donc là aussi du travail demandé au couple cheval-cavalier.
Une selle western répartit-elle mieux le poids ?
Cette affirmation est souvent répétée, mais elle demande beaucoup de prudence.
Une selle dotée d’un arçon peut effectivement répartir les forces sur une surface importante, mais la pression exercée sur le dos du cheval dépend de nombreux paramètres :
- adaptation de la selle ;
- géométrie et largeur de l’arçon ;
- forme du dos ;
- poids et position du cavalier ;
- allure ;
- mouvement du cheval ;
- tapis ;
- conception de la selle.
Des travaux expérimentaux réalisés avec des capteurs de pression montrent notamment qu’une largeur d’arçon inadaptée modifie la distribution des pressions et peut créer des zones de pression plus importantes. (PubMed — The influence of the width of the saddle tree on the forces and the pressure distribution under the saddle)
L’enjeu essentiel n’est donc pas de déterminer si « western » répartit mieux le poids que « classique », mais d’utiliser une selle correctement adaptée au cheval, au cavalier et à l’activité pratiquée.
La selle western est-elle forcément plus confortable ?
Pour le cavalier, certaines selles western donnent une forte sensation de stabilité grâce à leur siège, leur pommeau, leur troussequin et leur conception générale.
Certains cavaliers les apprécient particulièrement lors de longues sorties.
Cela ne signifie pas qu’elles soient objectivement plus confortables pour tout le monde.
La morphologie du cavalier, la taille du siège, la position imposée par la selle et la discipline influencent fortement les sensations.
Et pour le cheval, une selle confortable est avant tout une selle adaptée.
Les études de pression réalisées sous différentes selles montrent que la relation cheval-selle-cavalier est dynamique : les forces et leur localisation changent notamment avec l’allure et la position du cavalier. (PubMed — Evaluation of pressure distribution under an English saddle at walk, trot and canter)
Le poids de la selle, pris isolément, ne suffit donc pas à déterminer son confort.
La position western est-elle vraiment plus « détendue » ?
C’est une autre généralisation fréquente.
Certaines pratiques western utilisent effectivement une position relativement profonde, avec une jambe descendue et une apparence très décontractée.
Mais la position dépend énormément de la discipline.
Un cavalier de western pleasure, un reiner pendant un sliding stop et un compétiteur de barrel racing lancé autour d’un tonneau n’utilisent évidemment pas leur corps de la même manière.
Le barrel racer peut adopter une position très dynamique lorsque le cheval accélère.
Le reiner modifie sa position au cours des différentes manœuvres.
Le cavalier de trail adapte son équilibre aux obstacles.
Il n’existe donc pas une position western unique.
Et en équitation classique ?
La même remarque s’applique.
En dressage, le cavalier recherche généralement une position relativement verticale avec une jambe descendue.
En saut d’obstacles, les étriers sont raccourcis et le cavalier peut alléger son assiette ou se placer en équilibre au-dessus des obstacles.
En concours complet, la position évolue encore en fonction du dressage, du saut et du cross.
Dire que le cavalier classique possède simplement « une posture plus tonique avec des jambes plus actives » ne décrit donc pas correctement l’ensemble de ces pratiques.
Dans les deux traditions, la position est une réponse à la tâche demandée.
Rênes détendues contre contact permanent ?
C’est probablement l’opposition la plus connue entre western et classique.
Elle contient une part de réalité, mais elle est trop simple.
En western
Dans plusieurs disciplines western et avec un cheval suffisamment avancé dans son dressage, les rênes peuvent présenter davantage de mou.
Le cheval doit alors répondre à des aides qui ne reposent pas sur une tension continue des rênes.
Mais cela ne signifie pas que toute équitation western se pratique sans contact.
Le type de contact dépend du niveau du cheval, de l’exercice, de l’équipement et de la discipline.
Un jeune cheval en cours d’éducation n’est pas nécessairement monté comme un cheval fini présenté dans une épreuve de haut niveau.
En classique
L’équitation classique ne peut pas davantage être résumée à « tirer en permanence sur deux rênes tendues ».
En dressage, le contact fait partie d’un système d’aides beaucoup plus large impliquant l’assiette, les jambes et les mains.
La qualité recherchée n’est pas simplement la présence d’une tension dans les rênes.
Les règlements de dressage de la Fédération Équestre Internationale décrivent d’ailleurs le travail à travers des notions telles que la soumission, l’impulsion, l’équilibre, la rectitude et la qualité des mouvements, et non comme un simple contrôle permanent exercé par les mains.
Qu’est-ce que le neck reining ?
Le neck reining est l’une des techniques souvent associées au western.
Chez un cheval entraîné à cet effet, la rêne vient au contact de l’encolure dans le cadre d’un ensemble d’aides permettant d’indiquer un changement de direction.
Il ne faut cependant pas imaginer que le cheval tourne uniquement parce qu’une corde touche son cou.
Le neck reining est un comportement appris, intégré à l’éducation générale du cheval et associé aux autres aides du cavalier.
Il permet notamment de monter certains chevaux western avec les rênes tenues dans une seule main.
Mais les règles d’utilisation des rênes et des mors varient selon les disciplines, les classes et le niveau ou l’âge du cheval.
Les règlements de l’American Quarter Horse Association (AQHA) détaillent ainsi les équipements et modes de conduite autorisés selon les épreuves.
Le cheval western est-il plus autonome ?
Cette idée vient en partie du travail avec le bétail.
Dans certaines situations, un cheval expérimenté peut apprendre à suivre ou anticiper les mouvements d’un bovin.
Le cutting constitue l’exemple le plus spectaculaire : une fois le bovin sélectionné et séparé du troupeau selon les règles de l’épreuve, le cheval joue un rôle très actif dans le maintien de l’animal à l’écart.
Mais cette capacité n’est pas une caractéristique universelle de toute l’équitation western.
Un pattern de reining, par exemple, doit être exécuté dans un ordre précis sous la conduite du cavalier.
Un parcours de trail possède lui aussi des obstacles et des manœuvres imposés.
Le western ne consiste donc pas à « laisser le cheval décider », pas plus que l’équitation classique ne consiste à diriger chaque mouvement exclusivement avec les mains.
Le degré d’initiative laissé au cheval dépend de la tâche.
Les aides sont-elles plus discrètes en western ?
Les aides discrètes sont valorisées dans plusieurs disciplines western.
Mais la discrétion des aides n’est pas une exclusivité western.
Le dressage de haut niveau recherche lui aussi une communication qui donne l’impression d’une grande facilité.
Dans les deux cas, une aide peu visible peut être le résultat d’un apprentissage extrêmement élaboré.
Ce qui diffère davantage, ce sont les codes employés, le cadre réglementaire, l’attitude recherchée du cheval et les situations dans lesquelles ces aides sont utilisées.
Des disciplines très différentes
Les principales disciplines western
L’univers western comprend notamment :
- reining : patterns comprenant cercles, changements de pied, spins, stops et rollbacks ;
- cutting : travail consistant à isoler un bovin et à empêcher son retour vers le troupeau ;
- working cow horse : combinaison de travail de précision et de travail du bétail ;
- ranch riding : présentation d’un cheval fonctionnel à travers différentes manœuvres ;
- trail : négociation précise d’obstacles ;
- western pleasure : évaluation notamment des allures et de la qualité de présentation selon les critères de l’épreuve ;
- barrel racing : épreuve chronométrée autour de trois tonneaux.
Ces disciplines sont suffisamment différentes pour produire leurs propres types de chevaux, entraînements et spécialisations.
Les principales disciplines classiques
L’équitation sportive classique comprend notamment :
- dressage : exécution de mouvements et figures codifiés ;
- saut d’obstacles : franchissement d’un parcours en tenant compte des fautes et du temps selon l’épreuve ;
- concours complet : combinaison du dressage, du cross et du saut d’obstacles ;
- hunter : discipline dont les critères varient selon les circuits et qui possède une tradition particulièrement développée en Amérique du Nord.
Là encore, un cheval spécialisé en dressage de haut niveau et un cheval de saut ne sont pas recherchés, entraînés ou sélectionnés exactement de la même façon.
L’endurance n’est pas une discipline « classique »
L’endurance équestre est parfois rangée par commodité dans l’équitation classique parce que l’équipement utilisé ressemble davantage à celui des selles anglaises qu’à l'image traditionnelle du western.
Cette classification est trompeuse.
L’endurance constitue une discipline équestre à part entière, avec ses propres objectifs, son matériel spécialisé et son système de compétition.
Il vaut donc mieux éviter l’expression « endurance classique ».
Western ou classique : lequel est le plus facile pour débuter ?
Aucune réponse générale n’est possible.
Une première expérience dépend énormément :
- du cheval utilisé ;
- de l’enseignant ;
- des exercices proposés ;
- de la selle ;
- de la discipline ;
- et du rythme d’apprentissage.
Un débutant sur un cheval western expérimenté et calme peut trouver sa première séance très accessible.
La même chose est vraie avec un cheval d’école correctement choisi en équitation classique.
Inversement, un cheval inadapté peut rendre l’apprentissage difficile dans n’importe quel style.
La qualité de l'encadrement et du cheval d'école compte probablement davantage pour les premières séances que l'étiquette western ou classique.
Les chevaux western sont-ils plus calmes ?
Pas nécessairement.
L’équitation western est souvent associée à des Quarter Horses, Paint Horses et Appaloosas, mais aucune de ces races ne garantit un tempérament précis pour chaque individu.
Et surtout, les disciplines western recherchent des qualités différentes.
Un cheval de barrel racing doit pouvoir produire des accélérations importantes.
Un cheval de cutting doit réagir extrêmement rapidement aux déplacements du bovin.
Un cheval de reining doit pouvoir enchaîner différentes manœuvres techniques.
L’image du « cheval western toujours calme et lent » ne correspond donc pas à la diversité réelle de ces chevaux.
Le western est-il moins physique pour le cavalier ?
Pas nécessairement non plus.
Une randonnée tranquille en selle western peut évidemment être moins intense qu’un parcours de cross.
Mais comparer ainsi les deux univers n’aurait guère de sens.
Un parcours rapide de barrel racing, une séance de reining, une journée de travail au ranch, une reprise de dressage, un parcours d’obstacles ou un cross sollicitent le cavalier de manières différentes.
La dépense physique dépend beaucoup plus de l’activité, de son intensité, de sa durée et du niveau du cavalier que de l’étiquette western ou classique.
Peut-on monter le même cheval en western et en classique ?
Oui, particulièrement lorsqu’il n’est pas spécialisé à très haut niveau.
Comme expliqué dans notre article consacré aux chevaux pouvant pratiquer l’équitation western, la race ne détermine pas à elle seule le type d’équitation qu’un cheval peut apprendre.
Un cheval peut comprendre plusieurs systèmes d’aides si leur apprentissage est cohérent.
Il peut ainsi être monté avec différents équipements et pratiquer différentes activités.
Ce changement demande cependant un véritable apprentissage.
Passer d’un système d’aides à un autre n’est pas aussi simple que remplacer une selle classique par une selle western.
Un cheval peut-il être confus par les deux systèmes ?
Il peut rencontrer des difficultés si les signaux employés sont contradictoires ou mal enseignés.
Mais les chevaux sont capables d’apprendre différents signaux et de les associer à des contextes particuliers.
Le problème n’est donc pas nécessairement de pratiquer deux styles.
Il est surtout important que les aides restent compréhensibles et cohérentes pour le cheval.
À un niveau de loisir, la polyvalence peut être parfaitement compatible avec un travail correct.
À haut niveau, la spécialisation devient beaucoup plus importante parce que les exigences physiques et techniques divergent.
La spécialisation change la comparaison
Un cheval de loisir peut effectuer une promenade en selle western un jour et travailler avec une selle classique un autre jour si les deux équipements lui conviennent et s’il comprend les aides utilisées.
Comparer un cheval de Grand Prix de dressage avec un cheval de reining de haut niveau est une tout autre question.
Des années de sélection et d’entraînement produisent des chevaux spécialisés pour :
- certaines attitudes ;
- certaines allures ;
- certains mouvements ;
- certaines vitesses ;
- certaines contraintes mécaniques.
Plus le niveau augmente, moins il est pertinent de considérer western et classique comme deux styles que l’on pourrait simplement interchanger.
Une selle doit d’abord convenir au cheval
Quelle que soit la tradition choisie, le fitting de la selle reste essentiel.
Une étude expérimentale portant sur dix-neuf chevaux a montré qu'une largeur d'arçon incorrecte modifiait la distribution des pressions sous la selle, avec des concentrations de pression plus importantes dans certaines régions. (PubMed)
D’autres recherches montrent également que la position du cavalier influence la biomécanique du cheval et les pressions mesurées sous la selle. (PubMed — Effect of the rider position during rising trot on the horse's biomechanics)
Il est donc préférable de ne pas choisir une selle uniquement parce qu’elle appartient au style d’équitation que l’on souhaite pratiquer.
Elle doit également correspondre au cheval et au cavalier.
Deux traditions plutôt que deux philosophies opposées
Il est tentant de résumer la comparaison ainsi :
western = autonomie et décontraction
classique = contact et précision
Mais cette opposition ne résiste pas vraiment à l’examen des différentes disciplines.
Le western peut demander une précision extrême.
Le classique peut rechercher des aides extrêmement discrètes.
Les deux traditions utilisent l’apprentissage, le contrôle du mouvement, l’équilibre du cavalier et des systèmes de signaux permettant de communiquer avec le cheval.
Ce qui change, ce sont surtout leur histoire, leurs codes, leurs équipements, leurs attitudes recherchées et les tâches pour lesquelles les chevaux sont entraînés.
Western ou classique : lequel choisir ?
Pour un cavalier débutant, le choix peut d’abord dépendre de ce qu’il souhaite découvrir.
Le western offre des univers très variés, du trail au reining en passant par le travail du bétail et le barrel racing.
L’équitation classique permet d’explorer le dressage, le saut, le concours complet ou simplement une pratique de loisir fondée sur ces traditions.
Il n’est pas nécessaire de considérer ce choix comme définitif.
Comprendre différents systèmes équestres peut au contraire montrer qu’une même notion — équilibre, direction, transition, réponse à une aide — peut être travaillée selon des codes et des objectifs différents.
Deux histoires, de nombreux points communs
L’équitation western et l’équitation classique possèdent bien des différences.
Leurs selles ne sont pas construites de la même manière. Leurs codes de compétition diffèrent. Leurs disciplines recherchent des performances différentes et leur histoire a conduit au développement de techniques particulières.
Mais la frontière n’est pas aussi simple que les clichés le suggèrent.
Le western n’est pas systématiquement une équitation détendue pratiquée rênes longues sur un cheval autonome. Le classique n’est pas systématiquement une équitation plus rigide dans laquelle le cavalier maintient constamment son cheval entre ses mains.
Ce sont deux grandes traditions qui contiennent elles-mêmes une diversité considérable.
La différence devient beaucoup plus claire lorsqu’on cesse de demander laquelle est « la meilleure » ou « la plus facile » et que l’on regarde ce que chacune demande réellement au cheval et au cavalier.
C’est finalement là que se trouve leur principal point commun : dans les deux cas, l’équipement et les techniques n’ont de sens que s’ils permettent au cheval et au cavalier d’accomplir une tâche précise avec des signaux compris, un équilibre adapté et un matériel approprié.
Sources et références
- American Quarter Horse Association — AQHA Handbook of Rules and Regulations
- Fédération Équestre Internationale — Dressage Rules
- Smithsonian Institution — Man Made Mobile: Early Saddles of Western North America
- PubMed — Evaluation of pressure distribution under an English saddle at walk, trot and canter
- PubMed — The influence of the width of the saddle tree on forces and pressure distribution under the saddle
- PubMed — Effect of the rider position during rising trot on the horse's biomechanics